Prévenir la fraude en entreprise consiste avant tout à sécuriser les paiements et les processus financiers pour éviter qu’une simple anomalie ne se transforme en perte. Les équipes finance, trésorerie et achats sont aujourd’hui directement exposées à des fraudes de plus en plus sophistiquées : fraudes au virement, tentatives de phishing, deepfakes… Les conséquences peuvent être rapides et lourdes : pertes financières, perturbation des opérations et risques juridiques.
Une prévention efficace repose sur des contrôles fiables, des processus clairs et une surveillance continue des données bancaires utilisées pour les paiements, grâce à des solutions de prévention comme Trustpair.
Lutte contre la fraude en entreprise : les points clés
- Automatiser le contrôle des coordonnées bancaires : Vérifier en continu les RIB et les bénéficiaires de virement pour bloquer la fraude avant l’exécution du virement.
- Sécuriser les processus de paiement : Encadrer strictement les modifications de coordonnées bancaires et les validations réduit le risque de fraude au virement.
- Former les collaborateurs aux tentatives de fraude Sensibiliser aux e-mails de phishing, à l’ingénierie sociale et à l’usurpation d’identité renforce la vigilance au quotidien.
- Sécuriser les accès aux outils financiers : Authentification forte et gestion des droits limitent les accès frauduleux aux moyens de paiement.
- Réagir rapidement : Avoir une procédure claire et documentée en cas de fraude avérée augmente les chances de bloquer les fonds et d’être remboursé.
1. S’équiper d’un outil de prévention de la fraude
La mesure la plus efficace pour prévenir la fraude en entreprise consiste à vérifier les coordonnées bancaires avant toute opération, grâce à un logiciel anti-fraude. En effet, pour une vérification systématique et efficace, les contrôles manuels ne suffisent plus : trop de volumes, trop de fournisseurs, trop de risques humains (erreurs, fraude interne, etc).
Une solution de prévention comme Trustpair vérifie automatiquement :
- l’existence et l’activité du bénéficiaire (entreprise, localisation, numéro SIRET etc)
- l’existence et l’activité du compte bancaire (localisation de la banque, absence des blacklists internationales, etc)
- la corrélation en entre le bénéficiaire et le compte bancaire
Trustpair s’intègre aux outils métiers (ERP, portails Achats, TMS) pour contrôler les données bancaires tout au long du cycle de paiement et bloquer les tentatives de fraude au virement bancaire avant l’exécution de la transaction.
Comparatif des approches de prévention
| Critère | Contrôle manuel (email, appel téléphonique, etc.) | Outil automatisé de prévention |
|---|---|---|
| Détection des faux RIB | Faible | Élevée |
| Fiabilité des données | Dépend des collaborateurs | Basée sur des sources bancaires |
| Temps de traitement | Long | Instantané |
| Scalabilité | Limitée | Adaptée aux grandes entreprises |
| Protection contre l’usurpation d’identité | Partielle | Continue |
2. Structurer et sécuriser les processus de paiement
De nombreux cas de fraude en entreprise partent d’une demande de changement de RIB. Celle-ci peut arriver par e-mail, courrier électronique ou message imitant un fournisseur légitime.
Pour limiter ce risque :
- centraliser les modifications de coordonnées bancaires,
- imposer une double validation interne (ségrégation des tâches et principe des quatre yeux),
- vérifier toute demande via un canal secondaire (appel téléphonique, portail fournisseur),
- documenter chaque action liée aux données bancaires.
Cela permettra de réduire considérablement les tentatives d’escroquerie.
3. Former les collaborateurs aux techniques de fraude et d’ingénierie sociale
Les fraudeurs ciblent avant tout les collaborateurs, en particulier à distance. Ils exploitent les réseaux sociaux, les signatures e-mails, les absences ou les périodes de forte activité.
Les techniques les plus courantes incluent :
- phishing par e-mail ou SMS,
- faux conseillers bancaires,
- faux support technique
- usurpation d’identité de dirigeants ou de fournisseurs,
Former régulièrement les équipes finance, achats et trésorerie aux signaux faibles, aux réflexes de vigilance à adopter et aux techniques d’arnaque est essentiel pour renforcer la protection globale de l’entreprise.
4. Mettre en place des contrôles d’authentification renforcés
Les accès aux outils de paiement, à l’espace client bancaire et au stockage des données bancaires dans l’ERP doivent être strictement contrôlés. Un seul mot de passe compromis peut suffire à initier une fraude.
Les bonnes pratiques recommandées sont :
- l’authentification forte (MFA),
- une gestion différenciée et au cas par cas des droits d’accès,
- une modification régulière des mots de passe,
- la suppression systématique des accès obsolètes.
5. Surveiller en continu le cycle de paiement
La prévention ne s’arrête pas à une seule vérification lors du cycle Procure-to-Pay. Les entreprises doivent surveiller les opérations en continu pour détecter toute anomalie :
- changement inhabituel de compte bancaire,
- montant atypique,
- nouveau bénéficiaire,
- virement en dehors des schémas habituels.
Un contrôle tout au long du P2P permet de réagir rapidement et de lever l’alerte si besoin. Trustpair contrôle automatiquement et en continu les coordonnées bancaires des fournisseurs, garantissant leur fiabilité et leur sécurité.
6. Définir une procédure claire en cas de tentative ou de fraude avérée
Lorsqu’une entreprise est victime d’une fraude, la réactivité est clé. Ci-dessous les étapes critiques :
- Alerter immédiatement le département SI et la banque
- Entamer une procédure de recall virement quand c’est possible,
- Déposer plainte auprès des autorités compétentes (gendarmerie, plateformes en ligne, etc.)
- Documenter l’incident: garder toutes les traces écrites de la fraude
Avoir une procédure claire et documentée permet aux équipes de savoir exactement qui prévenir et comment agir pour limiter la perte financière et faciliter un éventuel remboursement.
7. Renforcer les dispositifs de contrôle interne
Des dispositifs de contrôle interne clairs, documentés et régulièrement mis à jour sont essentiels pour prévenir la fraude en entreprise. Les schémas de fraude évoluent rapidement, et des procédures figées ou obsolètes créent des angles morts que les fraudeurs exploitent.
En adaptant en permanence les règles de contrôle, les circuits de validation et les responsabilités, les entreprises peuvent réagir plus vite face à de nouveaux types de fraude, limiter les initiatives isolées et garantir une application homogène des bonnes pratiques. Un contrôle interne vivant permet ainsi de sécuriser durablement les processus financiers, tout en restant aligné avec les enjeux opérationnels et réglementaires.
Quelles sont les principales techniques de fraudes utilisées en entreprise ?
Les entreprises sont confrontées à des formes de fraude de plus en plus sophistiquées, combinant cybercriminalité, ingénierie sociale et exploitation des processus internes. Parmi elles :
- La fraude au virement ou faux RIB
- L’usurpation d’identité
- Le phishing et le spear phishing
Fraude au virement bancaire
La fraude au virement bancaire repose sur l’utilisation d’un RIB frauduleux. Plusieurs techniques peuvent être utilisées :
- Fraude au président : Le fraudeur se fait passer pour un dirigeant et demande un virement urgent, présenté comme exceptionnel et confidentiel. Des employés précis sont généralement ciblés – trésoriers, assistants de trésorerie etc – et certaines périodes sont aussi plus propices (période estivale, clôture comptable, etc.) Cette escroquerie exploite la pression hiérarchique et le sentiment d’urgence.
- Fraude interne : Un employé – parfois avec l’aide d’une personne externe – modifie les coordonnées bancaires, pour les siens ou ceux d’un fraudeur.
- Fraude au faux fournisseur : l’escroc se fait passer pour un fournisseur légitime – parfois il infiltre même la messagerie du vrai fournisseur et envoie des emails de l’adresse email légitime – et demande une modification des coordonnées bancaires pour le prochain paiement de facture.
- L’escroc se fait passer pour un tiers de confiance : banquier, support technique, etc… Il demande généralement à l’employé ciblé de se connecter sur son espace client, révélant ainsi des données sensibles pouvant être réutilisées par la suite.
Usurpation d’identité
L’usurpation d’identité est au cœur de nombreuses fraudes. Le fraudeur imite un dirigeant, un fournisseur ou un service client en utilisant des informations publiques, des signatures e-mails ou des informations trouvées sur les réseaux sociaux. Les messages sont plus crédibles et moins susceptibles d’alerter les employés.
Phishing et spearphishing
Le phishing, ou hameçonnage, vise à collecter des mots de passe, des identifiants ou des coordonnées bancaires via des e-mails ou des SMS frauduleux – voire parfois des appels téléphoniques, on parle alors de vishing. Ces messages imitent des communications légitimes provenant d’une banque, d’un fournisseur ou d’un service interne.
Une fois les accès compromis, le fraudeur peut transférer des fonds vers ses propres comptes, modifier les données d’accès ou préparer une fraude plus élaborée. Le phishing reste l’un des principaux vecteurs d’entrée de la fraude en entreprise.
Le spearphishing est un type plus ciblé de phishing qui cible des personnes précises, grâce à une étude préalable très poussée de leurs réseaux sociaux, etc.
Pour conclure…
La fraude en entreprise n’est pas un risque marginal, mais une menace bien réelle pour les équipes finance, trésorerie et achats. Les conséquences de la fraude sont multiples : financières, humaines, opérationnelles… En 2025, 25% des entreprises américaines ont perdu au moins 100.000 dollars à cause d’incidents de fraude et 17% ont dû licencier des employés suite à une fraude.
Comment prévenir la fraude en entreprise ? En combinant bonnes pratiques, vigilance humaine et technologie capables de sécuriser les virements bancaires à grande échelle.